La Providence permet cette douloureuse crise de l’Eglise pour notre sanctification et pour donner plus d’éclat à l’or pur de sa doctrine et de ses moyens de Rédemption. Cette passion de l’Eglise est un grand mystère, car elle atteint surtout sa Hiérarchie, ses clercs, qui semblent ne plus savoir ce qu’ils sont et ce pourquoi ils ont été institués.
Nous continuons et avec la bénédiction de Dieu nous continuerons parce que la Tradition ne peut pas ne pas continuer à transmettre la Révélation jusqu’à la fin des temps. Dieu s’est révélé à nous en Notre Seigneur Jésus-Christ. Cette Révélation est ce qu’elle est et sera toujours ce qu’elle a été. Nous devons la recevoir comme elle nous a été donnée.
Depuis la parution de la dernière lettre au temps de Pâques, que d’événements ont encore marqué l’histoire de notre Œuvre désormais devenue un centre d’intérêt universel : preuve de plus, s’il en était besoin, que les hommes de notre temps se passionnent encore pour les problèmes religieux et que ces problèmes ont encore dans notre société un impact beaucoup plus important qu’on le croit généralement.
Le moment me semble venu de porter à votre connaissance les derniers événements concernant Ecône, et l’attitude qu’en conscience, devant Dieu, nous croyons devoir prendre en ces graves circonstances.
Au milieu des épreuves que subit l’Eglise aujourd’hui, notre œuvre poursuit son chemin avec la bénédiction de Dieu, et même avec un rapport louangeux de la part des Visiteurs envoyés par Rome en novembre dernier.
Le Séminaire d’Ecône entre dans sa cinquième année, celle qui préparera au Sacerdoce nos premiers séminaristes entièrement formés par les soins de la Fraternité. Cette première promotion est peu nombreuse. Ces jeunes prêtres seront les premiers de l’œuvre commencée en octobre 1969 avec les encouragements de Son Excellence Monseigneur Charrière, alors Evêque de Fribourg.